Le Parisien
17/08/2012
Washington, Bruxelles, Paris, Londres et Berlin très critiques
La peine infligée au Pussy Riot, les conditions de leur détention et la conduite du procès ont été unanimement condamnées par les diplomaties occidentales. Le département d'Etat américain a dénoncé un verdict « disproportionné » et s'est dit « préoccupé » par « l'impact négatif sur la liberté d'expression en Russie ». Paris a également fustigé une sentence « particulièrement disproportionnée », notant toutefois que « la procédure n'est pas terminée, les voies de recours en Russie et à Strasbourg n'ayant pas été épuisées ». La chancelière allemande Angela Merkel a critiqué une peine de prison « démesurée » qui « n'est pas en harmonie avec les valeurs européennes d'Etat de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membre du Conseil de l'Europe ». Londres a également fustigé une réponse « disproportionnée ».
Auparavant, la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton s'était déclarée « profondément déçue » par le verdict qu'elle avait jugé « disproportionné ». Pour sa part, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a estimé que « les charges de hooliganisme et de haine religieuse ne doivent pas être utilisées pour limiter la liberté d'expression ».
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Réaction de la diplomatie française :
Evénements
Russie - Condamnation des membres du groupe Pussy Riot (17 août 2012)
Nous déplorons la condamnation ce jour des jeunes femmes membres du groupe des Pussy Riot à une peine d’emprisonnement de deux ans par le tribunal de Moscou.
Nous notons que la procédure n’est pas terminée, les voies de recours en Russie et à Strasbourg n’ayant pas été épuisées.
La France soutient partout dans le monde les principes de la liberté d’expression et d’opinion.
Dans ce contexte, le verdict prononcé ce jour apparaît comme particulièrement disproportionné, compte tenu des faits mineurs qui leur sont reprochés.
