Lex Times.fr

7/08/2012
AFP
L'Union européenne (UE) s'est déclarée mardi « préoccupée » par les conditions de détention des trois membres du groupe russe Pussy Riot et par les actes d'intimidation contre les défenseurs des jeunes femmes jugées à Moscou pour une « prière punk » anti-Poutine.

Une avocate des Pussy Riot a annoncé mardi son intention de saisir la Cour européenne des droits de l'homme pour protester contre les mauvais traitements subis par les prévenues.


L'UE « est préoccupée par les irrégularités signalées dans cette affaire depuis l'arrestation des membres du groupe en mars, notamment par les conditions de leur détention et par la manière dont se déroule le procès compte tenu des informations faisant état d'actes d'intimidation contre les avocats, les journalistes et les éventuels témoins », a déclaré un porte-parole de Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, qui a ajouté que l'UE « invite la Russie à respecter ses obligations internationales, notamment le droit à un procès équitable ».

Des diplomates européens suivent le procès et « l'Union européenne va continuer à suivre cette affaire très attentivement », a-t-il conclu.

Le procureur du tribunal où sont jugées les trois femmes a requis mardi trois ans de camp contre Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, accusées de « hooliganisme et d'incitation à la haine religieuse » pour avoir chanté une « prière punk » anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou en février.